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Archive de ‘Enquête’

Grippe A : Mafia and Co, la France revend ses vaccins

janvier 03, 2010 By: Bob Lyr Category: Enquête, europe, France, Politique, Société

Ben voilà, on y est.

94 millions de vaccins « anti-grippe A » achetés. Madame Bachelot (Ministre de la Santé de la République française) aurait eu les yeux plus gros que le ventre ?
Mais non, la mafia des laboratoires pharmaceutiques a réussi son coup commercial.

Voir trop grand lorsqu’il en reste un peu dans l’assiette, n’est pas grave. Mais si l’écart entre la grandeur et le besoin est trop important, il ne faut pas prétendre à un pêcher de gourmandise. On peut se tromper dans les calculs mais là, c’est du foutage de gueule.

Histoire :
Alerte, alerte, le virus arrive… Il faut vacciner tous le monde… Le plan Orsec (pour ne pas dire « Rouge ») de la vaccination est lancé. On nous bassine pendant des semaines à grand renfort de pub sur la dangerosité du virus (ce qui n’est pas faux dans l’ensemble). On insuffle une paranoïa pour la vaccination, etc… (j’abrège car vous connaissez l’histoire pour l’avoir subit).

Depuis environ deux mois, la France cherche à vendre discrètement les surplus. L’Emea (Agence Européenne de la Santé) a indiqué qu’une seule dose suffisait pour ce protéger contre le virus et ce dès le 1er novembre 2009. Et non deux doses comme annoncé par les experts (experts de qui ? Ou à la solde de qui ?).
Ce jour-là, le ministère de la Santé a compris n’était plus nécessaire. Après avoir acheté 94 millions de doses pour vacciner 64 millions d’habitants, la différence reste acceptable. On peut se tromper de 30 millions au lieu de 64. En effet, avec deux doses par habitant, le gouvernement aurait du en acheter 128 millions. Donc, jusque là, ça va à peu près.

Mais Zorro n’est pas arrivé, c’est le contribuable qui va en faire les frais. A la place de Zorro, on a eu Bachelot. Quelle magnifique organisation pour cette campagne de vaccination qui a coûté 675 millions d’Euros aux contribuables français. 675 millions uniquement pour l’achat des 94 millions de doses, reste à connaitre combien à coûté la mise en place du dispositif inefficace pour la vaccination (ce qui est connu : 194 millions d’Euros). Mais là, ne rêver pas. Vu le déficit budgétaire de la France, ils ne vont pas nous annoncer cet excellent résultat.
Petits détails intéressants. Qui a touché les 675 millions d’Euros ?
– Laboratoire GSK : 350 millions, à 7 € la dose soit 50 millions de doses.
– Laboratoire Sanofi-Pasteur : 175 millions, à 6,75 € la dose soit 28 millions de doses.
– Laboratoire Novartis : 150 millions, à 9,34 € la dose soit 16 millions de doses.
– Laboratoire Baxter : 500 000 €, à 10 € la dose soit 50 000 doses.

Tout ceux-ci n’est qu’un menu détail, en comparaison de l’utilité et surtout de la mise en application de la campagne de vaccination.
Seuls 5 millions de personnes ont été vaccinées. A raison « d’une dose par personne » et non deux. Campagne de vaccination qui a coûté (environ) 194 millions d’Euros pour 5 millions d’êtres humains. Heureusement que les 59 millions qui restent n’ont pas encore été piqués, il aurait fallu ajouter 1,1 milliards d’Euros pour toute la population française.

Dés septembre, le Président de la République française avait décidé de donner 9,4 millions de doses à l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) en faveur des pays les plus démunis. Etait-ce une prémonition ou… ?

Toujours est-il qu’il reste en réalité 77,3 millions de doses à vendre. Puisque le Qatar en a acheté 300 000 doses et 2 millions pour l’Égypte (pour une somme totale de 16,1 millions d’Euros).
Si on considère que d’autres pays comme l’Allemagne, les Pays-bas ainsi que la Suisse sont dans la même situation que la France. C’est-à-dire des vaccins à vendre, alors la concurrence va-t-être sévère. Il est peu probable que la France puisse vendre ses vaccins à prix d’achat contrairement aux déclarations de madame Bachelot, même si le Qatar et l’Égypte ont acheté à prix d’achat. Il faut ajouter que, comme tout médicaments, il y a une date de péremption. Mais un vaccin a une date très courte…

En parlant de la rentabilité des laboratoires pharmaceutiques. Si l’Allemagne, la Suisse et les Pays-bas ont des surplus (et peut-être d’autres pays européens et outre-atlantique), qui a touché le gros lot ?
–> Certainement pas les contribuables.

Encore un peu plus de déficit en perspective.
Encore une situation qui me conforte dans ma décision de poursuivre ma grève électorale illimitée.

Bob Lyr

Source : Article de Marc Payet,(Exclusif) Le Parisien et Aujourd’hui.

Aspas : Enquête sur le trafic illégal de caviar

décembre 18, 2009 By: Bob Lyr Category: Enquête, Environnement, Protection animal

Aidez l’Aspas dans cette enquête.

Une partie très importante du caviar vendu en France, comme dans toute l’Union Européenne n’échappe pas au commerce illégal de caviar issu du braconnage puis du trafic international. Nous devons avoir les moyens de mettre en évidence l’ampleur de ce trafic afin d’exiger de la France et de l’Union Européenne un véritable investissement pour lutter contre ce trafic responsable de la disparition de plusieurs espèces animales. C’est pour cela que l’ASPAS compte sur votre soutien et votre indispensable participation à notre enquête sur les ventes de caviar dans vos commerces respectifs.

L’étiquette du caviar conditionné par des usines de traitement dans le pays d’origine ou de reconditionnement par les pays importateurs doit être présente sur tout emballage (verrine, boite de conserve, …) quelles que soient la quantité et l’origine. Tout caviar sans étiquette est illégal. Cette étiquette doit contenir les informations suivantes, dans l’ordre :

estu.jpg

1 Code normalisé de l’espèce: un code de trois lettres permet l’identification des espèces d’esturgeon. Par exemple HUS pour le béluga, STE pour le steller ou sevruga, GUE pour l’asetra,GUE ou PER pour l’ossiètre, BEI ou BAE pour le baerii.
2 Code source : « W » pour les esturgeons prélevés dans la nature et « C » pour les esturgeons reproduits en captivité.
3 Code du pays d’origine.
4 Année de prélèvement ou de reconditionnement dans un autre pays.
5 Code d’enregistrement officiel de l’usine de traitement ou de reconditionnement.
6 Numéro d’identification de lot : il s’agit d’un numéro correspondant aux informations liées au système de suivi du caviar utilisé par l’usine de traitement ou de reconditionnement

Téléchargé le fichier PDF Aspas – enquête-caviar, et faites vos courses. Ensuite envoyez les feuilles à ASPAS – BP 505 – 26401 CREST Cedex ou par mail.