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Le tétras lyre, oiseau en danger mais toujours chassé :

décembre 09, 2010 By: Bob Lyr Category: Communiqué de presse, France, Nature - Environnement, Protection animal

Communiqué de presse
Le 09 décembre 2010


Le Conseil de l’Europe somme la France de s’expliquer


Suite à la plainte déposée par l’ASPAS devant le Comité de la Convention de Berne, l’État français devra rendre des comptes et réaliser un rapport sur l’état des populations de tétras lyres en France, dont le déclin ne suffit pas à modérer l’acharnement des chasseurs.



Depuis plus de 20 vingt ans, les populations de tétras lyres ne cessent de régresser en France. Classés « espèce en déclin » dans la liste rouge des oiseaux de France, les « petits coqs de Bruyère » ont perdu près de 50 % de leurs effectifs en France depuis les années 70. Ainsi, leur disparition dans les Ardennes est considérée comme inéluctable. Dans le massif alpin, les effectifs sont en constante régression, et s’écroulent dans certaines zones (- 70 % en 20 ans).

Cet oiseau montagnard, très fragile, est menacé par le développement des activités humaines telles que le tourisme, le surpâturage, les sports et loisirs « de nature », les aménagements routiers en montagne qui détruisent son habitat et morcèlent son aire de répartition.

Pourtant, la pression exercée par le lobby cynégétique conduit au maintien de la chasse de cette espèce en voie de disparition, sur 7 des 9 départements français où elle est présente, dans les zones Natura 2000, et même  dans les Réserves Naturelles de la région Rhône-Alpes. Dans ces dernières le citoyen « lambda » risque une forte amende s’il cueille une pâquerette, pourtant les chasseurs peuvent y abattre des espèces menacées d’extinction !

Le territoire français abrite près du quart de la population alpine européenne. L’État français a donc une responsabilité et un rôle à jouer pour la conservation de cette population isolée du sud de l’Europe.

Forte de ces constats, l’ASPAS a demandé l’intervention du Conseil de l’Europe en saisissant le comité permanent de la Convention de Berne (Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, 1979).
Devant cette situation alarmante, le Comité, lors de sa réunion annuelle du 6 au 9 décembre 2010, a enjoint l’État français à produire un rapport sous deux ans sur la situation du tétras lyre en France. Ce rapport permettra de mettre en exergue le déclin de cette espèce et l’absence totale de réaction appropriée de la part de l’État français qui continue d’autoriser des actes de destruction directs sur une espèce en mauvais état de conservation. Ce gouvernement bafoue même les avis des scientifiques à ce sujet : le préfet de la Drôme vient de mettre un terme au moratoire de la chasse au tétras lyre sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors, qui avait été demandé par le Conseil Scientifique de la réserve. Moratoire qui avait été avalisé par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional de protection de la Nature) !

L’ASPAS dénonce le soutien inconditionnel apporté aux chasseurs par les pouvoirs publics sur tous les dossiers, y compris ceux concernant les espèces en très mauvais état de conservation.

Voilà une bien curieuse façon que l’État français a choisi pour clore l’année de la biodiversité.

L’ASPAS salue le Conseil de l’Europe pour le sérieux avec lequel il suit ce dossier.



Contact presse :
Pierre Athanaze – Président de l’ASPAS


Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement – Bruxelles
B.P. 505 – 26401 CREST Cedex – France Tel. 04 75 25 10 00 – Fax. 04 75 76 77 58 –
info[at]aspas-nature[pt]org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante


Communiqué ASPAS : Journée Mondiale Contre la Chasse à la Baleine

octobre 29, 2010 By: Bob Lyr Category: Communiqué de presse, Environnement, europe, France, Monde, Nature - Environnement, Protection animal

Le 5 novembre 2010
Journée Mondiale Contre la Chasse à la Baleine
et autres Cétacés

 
 

Mobilisation dans de nombreuses villes à travers le monde pour défendre la cause des cétacés.

 

En France, à Paris, une manifestation aura lieu le 5 novembre à partir de 11h
à l’Ambassade du Japon, 7, Avenue Hoche, Paris VIIIe.

 
Le cortège partira aux alentours de 12h pour faire la tournée des ambassades des pays concernés. Le rassemblement devrait compter les sympathisants et les militants de la cause animale ainsi que plusieurs associations de défense des cétacés et des animaux en général.
 
Japon : la chasse à la baleine dans le Sanctuaire des Baleines dans l’Océan Austral (Antarctique), avec un quota d’environ un millier de baleines (850 petits rorquals, 50 rorquals à bosse, 50 rorquals communs [ces chiffres peuvent varier…]) à chaque campagne annuelle.
Dans la baie de Taiji, les battues annuelles de dauphins perdurent : tous les ans, quelques 20 000 petits cétacés de diverses espèces sont capturés. Certains sont sélectionnés et vendus aux parcs aquatiques et delphinariums du monde entier, les autres sont massacrés pour la consommation humaine
 
Pacifique Nord : la chasse à la baleine avec les quotas suivants : 150 petits rorquals, 50 rorquals de Bryde, 50 rorquals boréals et 10 cachalots chaque année;
 
Les Iles Feroés  (protectorat danois) voient chaque année disparaître environ un millier de petits cétacés (notamment globicéphales), sous prétexte de tradition et de chasse de subsistance… Or un charnier sous-marin a été récemment découvert par les militants de la Fondation Brigitte Bardot et l’ONG Sea Shepherd lors de leur dernière campagne sur le terrain en août dernier.
 
Au Groenland (protectorat danois), environ 200 baleines (20 rorquals communs et 200 petits rorquals), 600 bélugas et 500 narvals sont annuellement chassés.
 
l’Islande et la Norvège ne sont pas de grands consommateurs de viande de baleine mais ils chassent néanmoins des quotas importants afin de revendre le viande sur le marché japonais. Un millier de petits rorquals sont ainsi tués par les deux pays (200 pour le premier, 800 pour le second) ainsi que plusieurs dizaines de rorquals communs chaque année.
 
au Canada, 500 à 700 bélugas ainsi que 300 à 400 narvals sont tués tous les ans.
 
  
En plus de l’horreur que représentent ces tueries, il faut noter que la viande de cétacés est fortement chargée en métaux lourds (notamment le mercure) et autres polluants (DDT, PCB…), ce qui entraine un impact considérable sur la santé de ceux qui la consomment. Les pathologies qui en résultent sont graves : intoxication au mercure, maladies neurologiques, anomalies de développement des fœtus…
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Voir Réseau Cétacés : http://www.reseaucetaces.fr

Communiqué de presse : ASPAS – Accidents de chasse : les chasseurs censurent le débat, Borloo obtempère !

septembre 11, 2010 By: Bob Lyr Category: Communiqué de presse, Environnement, France, Nature - Environnement, Politique, Société

Pour info,
De nouveaux accidents depuis…La casse continue : un enfant tué par un chasseur, de nouveaux blessés, et le ministère n’entend pas…
5 accidents : 4 blessés, 2 morts dont un enfant de 10 ans ! Le premier bilan ci-joint.

RAPPEL :

Communiqué de presse
Mercredi 08 septembre 2010


Accidents de chasse :
les chasseurs censurent le débat,
Borloo obtempère !


 
Ouverture de la chasse, ou bien ouverture de la casse ? On compte déjà trois accidents de chasse, dont un mortel, sur les chasses à ouverture anticipée, alors que l’ouverture générale n’a pas encore eu lieu. L’ASPAS, qui propose des solutions réalistes, est exclue des débats.

A la veille de l’ouverture générale, le ministre de l’écologie organise une réunion sur la « cohabitation » avec la chasse. Mais ne siègeront que les associations de la table ronde chasse ! Aucune structure représentant les autres usagers de la nature (randonneurs, vététistes, cavaliers, ramasseurs de champignons etc.). Ni l’ASPAS, face à qui le ministre s’était pourtant engagé. En effet, l’ASPAS est très en pointe sur ce sujet, et  travaille depuis des années avec ces autres usagers de la nature, des victimes et familles de victimes d’accidents de chasse !
 
Le 10 février dernier, l’ASPAS remettait plus de 250 000 signatures à Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie pour lui demander le dimanche sans chasse et d’autres mesures efficaces pour enrayer ce mal bien français : les accidents de chasse. Le ministre s’était alors engagé à ouvrir un vrai débat et à prendre, enfin, des mesures innovantes. On les attend.
 
Comment expliquer cette absence soudaine de l’ASPAS ? Son Président, Pierre Athanaze, ancien administrateur de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, et grand connaisseur du dossier, n’a rien d’un dangereux extrémiste. Mais les chasseurs semblent fuir le dialogue. De très fortes pressions ont été exercées contre l’ASPAS par la fédération nationale des chasseurs et par le président de l’ONCFS Henri Sabarot (ex numéro 2 du parti « jusqu’au-boutiste » Chasse Pêche Nature et Tradition…). Pourtant, un établissement public comme l’ONCFS, sous tutelle des ministères de l’écologie et de l’Agriculture, se doit (se devrait…) d’une neutralité exemplaire sur un tel dossier.
 
L’ASPAS condamne l’attitude partisane de Jean-Louis Borloo. Celui-ci a été très enclin à prendre un décret de délit d’entrave à la chasse, pour deux ou trois chasses à courre dérangées chaque année par des militants de la cause animale, mais il ne fait rien pour éviter des centaines d’accidents de chasse et des dizaines de morts chaque année suite aux « traditionnels » accidents de chasse. Pour complaire aux intransigeants dirigeants de la chasse française, le responsable de l’écologie enterre le dossier en organisant une réunion de « cohabitation » où les principaux contradicteurs ont été « évités ».

Contact presse : Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS, tél. 06 08 18 54 55

Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement – Bruxelles
B.P. 505 – 26401 CREST Cedex – France Tel. 04 75 25 10 00 – Fax. 04 75 76 77 58 –
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Communiqué de presse ASPAS : Borloo et Chatel envoient les chasseurs dans les écoles !

mars 16, 2010 By: Bob Lyr Category: Communiqué de presse, Environnement, France, Protection animal, Protection des Enfants, Sport

Communiqué de presse : Le 16 mars 2010


Prosélytisme du lobby chasse envers les enfants
 
Borloo et Chatel envoient les chasseurs
dans les écoles !


Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération nationale de la chasse permet aux amateurs d’armes d’entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L’ASPAS et de nombreux enseignants réclament l’arrêt immédiat de ces opérations illégales, immorales et inutiles. C’est ça, le Grenelle de l’Environnement ?

Chaque jour, les élèves du collège d’Agnetz, dans l’Oise, voient ces affiches mensongères situées à quelques centaines de mètres de leur établissement. Non, la chasse n’est un atout ni pour l’écologie ni pour l’éducation. En fait, il s’agit pour les chasseurs de faire la promotion d’une prétendument nécessaire « gestion de la nature » (entendez : la chasse, bien sûr) pour racoler de nouvelles recrues. Pourtant, le prosélytisme est illégal.
 
La propagande du lobby des chasseurs dans les écoles s’est officialisée il y a vingt ans avec les états Généraux de la chasse en 1990, puis en 1993 avec le colloque « Animations en milieu scolaire »*. Depuis cette époque l’ASPAS, soutenue par de nombreux enseignants, n’a eu de cesse de freiner ces grandes ambitions, et au fil des années ces opérations s’étaient essoufflées. Mais le 13 et le 14 octobre, deux articles de journaux ont remis le feu aux poudres. Dans l’un, une animatrice embauchée par une fédération des chasseurs a cherché à convaincre qu’il est « utile de tirer sur les animaux ; l’autre décrit un cours de SVT particulier : « montrer la chasse et en donner le goût à des enfants ». Une cinquantaine d’associations, dont l’ASPAS, co-signe alors une lettre ouverte adressée au ministre de l’éducation Nationale Luc Chatel : « Stop aux interventions des chasseurs en milieu scolaire ! ». On connaît la suite.
 
Les chasseurs n’ont aucune légitimité pédagogique. Leur passion de la chasse et leur concurrence avec les prédateurs naturels leur donne une vision déformée de la faune, qu’ils partagent entre « nuisibles » et « gibier ». Les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont pas de compétence pour décrire un écosystème dans sa globalité. Leur opposition aux mesures de protection de la biodiversité, leur opposition aux ours et aux loups, leur absence dans les combats pour la défense des animaux sauvages, leurs contentieux quasi quotidiens contre les protecteurs ne rend pas leur discours « écologique » crédible.

Les chasseurs à l’école ?
Oui, mais en tant qu’élèves !

Contact presse : Marc Giraud
Vice-Président de l’ASPAS
tél. 06 07 74 99 05


De pire en pire

* Pour l’historique de la propagande des chasseurs en milieu scolaire, voir l’article « Les enfants pour cible » dans le magazine Goupil n°100, disponible sur demande par courrier ou par mail auprès de Céline Segura, tél. 04 75 25 10 00 ou par mail accueil@aspas-nature.org


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Communiqué de presse : Les chasseurs se tirent des balles dans le pied

mars 02, 2010 By: Bob Lyr Category: Environnement, France, Protection animal, Société

Communiqué de presse
Le 2 mars 2010

 

Une saison de chasse, plus d’une centaine d’accidents
 
Les chasseurs se tirent des balles dans le pied

Deux orteils éclatés, une casquette traversée par une balle, et bien d’autres accidents beaucoup plus dramatiques ont eu lieu lors de cette saison de chasse 2009/2010, qui s’est achevée dimanche. Cette année encore, le bilan des accidents de chasse est trop lourd. Reçue par Jean-Louis Borloo à ce sujet, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages continue de demander l’interdiction de la chasse le dimanche pour freiner ce problème de sécurité publique, et pour un partage plus équitable de la nature.

Une balle perdue qui traverse un salon occupé dans l’Allier, une autre qui transperce le véhicule d’un septuagénaire se déplaçant sur une route en Isère, un faisan tiré en pleine rue dans l’Hérault, un cheval abattu lors d’une battue aux sangliers dans le Tarn-et-Garonne … Les preuves d’une insécurité omniprésente ne manquent pas. Outre ces exemples, la chasse provoque aussi des drames humains. Pour cette saison l’ASPAS a recensé plus d’une dizaine d’accidents* impliquant des usagers de la nature, qui ne chassaient pas et la majorité de ces accidents a eu lieu le dimanche.
 
Le 10 février dernier, l’ASPAS remettait à Jean-Louis Borloo plus de 250 000 signatures de sa pétition pour l’interdiction de la chasse le dimanche afin d’éviter les accidents encore trop nombreux. Face à un écho médiatique favorable à notre action, les réactions du monde de la chasse ont été violentes et de mauvaise foi. La Fédération Nationale des Chasseurs publiait un communiqué cherchant à discréditer notre action, en avançant des arguments et des comparaisons incohérents avec la problématique, outrageants pour la mémoire des victimes, pour le deuil de leurs proches, et pour toutes les personnes qui garderont à vie de graves séquelles d’un accident stupide.
 
Dans ce communiqué, la Fédération Nationale des Chasseurs se félicite d’une baisse de 50% des accidents de chasse en quarante ans, en omettant de préciser que pendant ce même laps de temps, le nombre de chasseurs s’est réduit de plus de moitié. De ce fait le nombre d’accidents par chasseur a bel et bien augmenté ! Ce triste constat résulte du « progrès » de la balistique et surtout de la déréglementation dont la chasse fait l’objet.
 
L’ASPAS et toutes les associations d’usagers de la nature qui nous ont rejoints (VTTistes, randonneurs, cavaliers, etc.) n’auront de cesse de combattre cette situation unique en Europe. La Nature est un bien commun, envers lequel nous avons tous des droits et des devoirs. Des jours sans chasse pour une nature équitablement partagée sont un droit pour tous les citoyens.

 
* Les chiffres révélés par l’ASPAS ne sont pas exhaustifs puisqu’ils ne totalisent que les accidents ayant donné lieu à un article de presse qui nous est parvenu. Ce sujet reste tabou, certains articles, ou les accidents qui n’ont pas été relayés par la presse nous ont donc échappé.

Contact presse : Pierre Athanaze
Président de l’ASPAS
Tél. 06 08 18 54 55


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