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Communiqué de presse : ASPAS

avril 29, 2010 By: Bob Lyr Category: Communiqué de presse, France, Nature - Environnement, Politique, Protection animal, Société

Lorsque les solutions de l’État sont pires que les dégâts !

Tuer un loup est inutile, désastreux et dangereux

Encore une autorisation de destruction de loup accordée par les pouvoirs publics ! Combien de temps encore l’État se servira du loup comme bouc émissaire de la crise de la filière ovine ? Combien de temps pour qu’enfin les affirmations et propositions des spécialistes du loup soient reconnues et mises en place par les services de l’État ? L’Association pour La Protection des Animaux Sauvages condamne fermement la politique anti-loup relayée par le gouvernement.

Le préfet des Hautes-Alpes vient d’autoriser des « tirs de défense » à l’encontre des loups sur la commune d’Esparron. Ce qui constitue une très grave erreur. À l’encontre des loups, bien sûr, mais également à l’encontre des éleveurs et de leurs troupeaux !

Il est bien connu, et reconnu par tous les spécialistes de cette espèce, que de tuer un ou des loups d’une meute ne peut que conduire à la désorganisation de cette dernière. Cela a été vérifié de maintes fois !

Sur cette même commune, en décembre dernier, un chasseur a cru bon de rajouter cette espèce protégée à son tableau de chasse. Grand mal lui en a pris. Il a été condamné par la justice. Les attaques récentes sur les troupeaux de moutons ne sont que le résultat de l’éclatement de la meute, imputable à ce braconnage. La destruction d’un nouveau loup de cette meute ne pourra qu’augmenter la prédation sur les troupeaux. Si cette nouvelle autorisation de destruction d’un loup est un grave déni de la réalité biologique (grotesque en cette « année de la biodiversité » chère à notre ministère de l’Écologie) il constitue une très grave « erreur » vis-à-vis des éleveurs locaux. Ces derniers sont instrumentalisés par les pouvoirs publics qui agitent régulièrement le chiffon rouge du retour du loup, mais restent sans réponse face au désarroi du monde agricole en général. À celui de la filière ovine en particulier.

Le loup ne saurait cacher l’inaction des pouvoirs publics face à la crise agricole. La destruction d’un loup, censée calmer pour quelque temps des éleveurs excédés par la crise, aura des effets contraires.

L’ASPAS rappelle, s’il en est encore besoin, qu’il existe des mesures de protection de troupeaux, et qu’elles se montrent efficaces dans les autres pays.

Combien de loups devront payer encore ce jeu de dupes ? Combien de temps les responsables de la filière ovine feront-ils semblant d’être dupes ?

Voir en ligne : www.aspas-nature.org

Contact presse : Pierre Athanaze (Président de l’ASPAS)
Tél. 06 08 18 54 55

Source : www.loup.org

Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement – Bruxelles
B.P. 505 – 26401 CREST Cedex – France Tel. 04 75 25 10 00 – Fax. 04 75 76 77 58 –
info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante

Communiqué de presse ASPAS : Borloo et Chatel envoient les chasseurs dans les écoles !

mars 16, 2010 By: Bob Lyr Category: Communiqué de presse, Environnement, France, Protection animal, Protection des Enfants, Sport

Communiqué de presse : Le 16 mars 2010


Prosélytisme du lobby chasse envers les enfants
 
Borloo et Chatel envoient les chasseurs
dans les écoles !


Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération nationale de la chasse permet aux amateurs d’armes d’entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L’ASPAS et de nombreux enseignants réclament l’arrêt immédiat de ces opérations illégales, immorales et inutiles. C’est ça, le Grenelle de l’Environnement ?

Chaque jour, les élèves du collège d’Agnetz, dans l’Oise, voient ces affiches mensongères situées à quelques centaines de mètres de leur établissement. Non, la chasse n’est un atout ni pour l’écologie ni pour l’éducation. En fait, il s’agit pour les chasseurs de faire la promotion d’une prétendument nécessaire « gestion de la nature » (entendez : la chasse, bien sûr) pour racoler de nouvelles recrues. Pourtant, le prosélytisme est illégal.
 
La propagande du lobby des chasseurs dans les écoles s’est officialisée il y a vingt ans avec les états Généraux de la chasse en 1990, puis en 1993 avec le colloque « Animations en milieu scolaire »*. Depuis cette époque l’ASPAS, soutenue par de nombreux enseignants, n’a eu de cesse de freiner ces grandes ambitions, et au fil des années ces opérations s’étaient essoufflées. Mais le 13 et le 14 octobre, deux articles de journaux ont remis le feu aux poudres. Dans l’un, une animatrice embauchée par une fédération des chasseurs a cherché à convaincre qu’il est « utile de tirer sur les animaux ; l’autre décrit un cours de SVT particulier : « montrer la chasse et en donner le goût à des enfants ». Une cinquantaine d’associations, dont l’ASPAS, co-signe alors une lettre ouverte adressée au ministre de l’éducation Nationale Luc Chatel : « Stop aux interventions des chasseurs en milieu scolaire ! ». On connaît la suite.
 
Les chasseurs n’ont aucune légitimité pédagogique. Leur passion de la chasse et leur concurrence avec les prédateurs naturels leur donne une vision déformée de la faune, qu’ils partagent entre « nuisibles » et « gibier ». Les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont pas de compétence pour décrire un écosystème dans sa globalité. Leur opposition aux mesures de protection de la biodiversité, leur opposition aux ours et aux loups, leur absence dans les combats pour la défense des animaux sauvages, leurs contentieux quasi quotidiens contre les protecteurs ne rend pas leur discours « écologique » crédible.

Les chasseurs à l’école ?
Oui, mais en tant qu’élèves !

Contact presse : Marc Giraud
Vice-Président de l’ASPAS
tél. 06 07 74 99 05


De pire en pire

* Pour l’historique de la propagande des chasseurs en milieu scolaire, voir l’article « Les enfants pour cible » dans le magazine Goupil n°100, disponible sur demande par courrier ou par mail auprès de Céline Segura, tél. 04 75 25 10 00 ou par mail accueil@aspas-nature.org


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Communiqué de presse : ASPAS, sauvons les grenouilles et les crapauds

février 26, 2010 By: Bob Lyr Category: Environnement, France, Protection animal, Société

Communiqué de presse
Le 25 février 2010

 


Avec l’ASPAS,
sauvons les grenouilles et les crapauds amoureux !



L’année de la biodiversité et le Grenelle de l’Environnement n’y ont rien changé : en ce début de printemps, des millions de crapauds et de grenouilles se font écraser sur les routes lors de leur migration nuptiale. Pour sa campagne « protégeons nos amphibiens », l’ASPAS diffuse gratuitement un guide de conseils pratiques pour mieux les connaître et les protéger.
 
Pour les grenouilles, les tritons et les crapauds, la cause de mortalité la plus visible est sans conteste la circulation routière. Les animaux tentent de rejoindre les zones humides nécessaires à leur reproduction et sont écrasés par millions, agonisant parfois dans d’atroces souffrances. Pour éviter cet horrible « crapaudplanning », automobilistes soyez attentifs, et levez le pied !
 
La raréfaction des zones humides, les bouleversements climatiques et l’invasion d’espèces exotiques, comme la grenouille taureau et la xénope s’ajoutent à toutes ces menaces. Or, les amphibiens sont des animaux utiles et protégés par la loi. La xénope (Xenopus laevis) s’est échappée de laboratoires de l’INRA, la grenouille taureau (Lithobates castesbeianus) envahit le Sud-Ouest et dévore tout sur son passage, y compris des individus de sa propre espèce et des chauves-souris ! Cet amphibien est également porteur sain d’un champignon très contagieux ; le Batrachochytrium dendrobatidis, qui provoque une maladie infectieuse nommée Chytridiomycose. Aidez les protecteurs de la nature : si vous constatez un taux de mortalité d’amphibiens important sans cause apparente, prévenez immédiatement la société herpétologique de France (www.societeherpetologiquedefrance.asso.fr <http://www.societeherpetologiquedefrance.asso.fr> ).
 
Afin de donner des pistes concrètes face à ces problèmes, l’ASPAS diffuse une plaquette de sensibilisation intitulée « Comment protéger nos amphibiens, guide pratique pour agir efficacement » en partenariat avec Hyla63, association de protection des amphibiens dans le Puy de Dôme. Comment éviter qu’une mare à grenouilles ne soit asséchée, à des crapauds de se faire écraser ? Qui alerter ?  Cette  plaquette propose des solutions concrètes pour sauver les amphibiens.
 
L’ASPAS met à la disposition de toute personne intéressée ce document gratuit, décrivant les démarches à adopter pour participer à cette campagne. Il contient 2 cartes détachables : une destinée au Président de votre Conseil Général pour l’inviter à pallier les problèmes rencontrés pour les amphibiens dans votre département, et une autre à envoyer à l’ASPAS ou à une association partenaire pour évaluer l’impact de la campagne, car cette action est collective.
 
Pour obtenir ce document il suffit de contacter l’ASPAS par courrier (ASPAS – BP 505 – 26401 CREST Cedex) en joignant 1 enveloppe A5 (16X23cm) timbrée à 0,90 euros.
 
Garant par leur présence de la santé de nos écosystèmes naturels et de la biodiversité, les amphibiens ont aujourd’hui besoin d’un bon coup de patte…

 

Ensemble, protégeons nos amphibiens !


Contact presse : Marc Giraud, Vice Président de l’ASPAS
Tél. 06 07 74 99 05

La plaquette “Comment protéger nos amphibiens”  sera envoyée gratuitement aux journalistes en faisant la demande.(disponible également en format pdf)

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Communiqué de presse ASPAS : Chasse à l’oie : chasse aux gros sous…

décembre 23, 2009 By: Bob Lyr Category: Environnement, Politique, Protection animal, Société

Communiqué de presse : Le 23 décembre 2009


Chasse à l’oie : chasse aux gros sous…

Le dérèglement climatique a décalé les dates de migration des oies. Mais les chasseurs n’entendent pas s’y adapter en arrêtant plus tôt de chasser : leur activité cache un business pas très réglementaire, mais bien trop rentable…

Toutes les études françaises et européennes, dont celles du GEOC (Groupe d’experts sur les oiseaux et leur chasse), montrent que depuis quelques années, les dates de migration de retour se sont fortement avancées à cause du dérèglement climatique. Par voie de conséquence, la chasse aux oies se doit de fermer au 10 ou 15 janvier, nouvelle date du début de migration du si convoité palmipède. Mais les chasseurs demandent le 20… février ( !!!) à l’occasion de la table ronde chasse, initiée par Jean-Louis Borloo et présidée par Jérôme Bignon, qui est également le président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale.

Pourquoi un tel écart ? Il faut rechercher l’explication du côté des drôles de pratiques qui entourent la chasse au gibier d’eau, et notamment des profits exorbitants générés par les locations à la journée (en fait à la nuit…) des installations de chasse (huttes, gabions et autres tonnes). Ce commerce rapporte énormément d’argent à leurs propriétaires : de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros par nuit, le plus souvent au nez et à la barbe du fisc ! En cette période de crise où l’argent public est rare, il serait temps que les ministères de l’Écologie, des Finances et du Budget s’intéressent à ces “petits paradis fiscaux cynégétiques” qui prospèrent sur le dos des oiseaux migrateurs.

On est là bien loin des pratiques traditionnelles dont le parti politique de l’extrême chasse (CPNT) se gargarise. En réalité, on est bien plus proche d’un laxisme complice des pouvoirs publics envers une corporation très chouchoutée. Il faut rappeler que ce parti populiste rural est maintenant allié à celui de… Jean-Louis Borloo et Jérôme Bignon !

En France, la chasse au “gibier d’eau” n’est qu’une affaire de gros sous et le jour où le “ jeu de l’oie”   ne sera plus un Monopoly, un réel dialogue pourra enfin voir le jour entre chasseurs et protecteurs de la nature.

Contact presse : Pierre Athanaze
Président de l’ASPAS
Tél. 06 08 18 54 55


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Braconnage de loup – Aspas porte plainte.

décembre 11, 2009 By: Bob Lyr Category: Environnement, Faits divers, Politique, Société

Communiqué de presse
jeudi 10 décembre 2009

Les chasseurs fêtent la biodiversité :
Deuxième braconnage d’un loup en 2009,
l’ASPAS porte plainte.


 
Un chasseur a été pris en flagrant délit après avoir abattu une jeune louve au cours d’une battue au sanglier qui se déroulait lundi dernier sur la commune d’Esparron (Hautes-Alpes). Il s’agit d’un acte totalement illégal car le loup est une espèce protégée. L’ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) porte plainte.

Pris sur le fait par des gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’auteur de cet acte ne pouvait que reconnaître les faits. La confusion avec une autre espèce gibier est improbable, pourtant le chasseur affirme simplement « avoir été surpris par l’arrivée du loup ». Il risque 6 mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.
 
Le loup est au même titre que le lynx ou l’ours, protégé par la loi. Espèce phare de notre faune, sa présence est voulue par la majorité des Français. À l’heure où le fameux Grenelle de l’environnement prône la défense de la biodiversité, l’ASPAS entend rompre le silence gêné du ministère, et rappeler les devoirs de l’État envers la loi. En février dernier, une louve gestante avait été délibérément abattue par un chasseur en Haute-Savoie, mettant en péril l’avenir de la meute entière. L’ASPAS attend une décision exemplaire de l’État face à cette recrudescence anti-prédateur et a déposé une plainte devant le Tribunal Correctionnel de Gap pour destruction d’espèce animale non domestique, et espèce protégée, (violation de L.411-1 et de l’arrêté du 23/04/07 fixant la liste des espèces protégées).
 
Il ne serait pas admissible que la législation soit à nouveau déjouée au profit d’un chasseur, sans quoi l’État français ferait une fois encore preuve de mépris envers la biodiversité de notre pays. Par sa présence le loup est garant de la bonne santé de son écosystème.

Contact presse :
Pierre Athanaze – Président de l’ASPAS
06 08 18 54 55


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